📌Le cri d'alarme des mĂ©decins, politiques et sportifs en faveur de l'activitĂ© physique !

Colmar le 27/01/2021


Tribune du mouvement sportif, enquĂȘte inquiĂ©tante sur les mĂ©faits de la sĂ©dentaritĂ©, lettres de sĂ©nateurs adressĂ©es Ă  l’exĂ©cutif pour autoriser l'activitĂ© physique aprĂšs le couvre-feu
 Ces derniers jours les initiatives se sont multipliĂ©es afin d’alerter sur l’importance du sport en pleine Ă©pidĂ©mie. Aujourd’hui mĂ©decins, politiques et mouvement sportif parlent d’une mĂȘme voix et tirent la sonnette d'alarme face Ă  certaines barriĂšres qui nuisent Ă  notre santĂ©.

"Il faut sauver le mouvement sportif, l'unitĂ© de notre nation en dĂ©pend". Le message adressĂ© par 145 prĂ©sidents de fĂ©dĂ©rations sportives, de ligues, de comitĂ©s rĂ©gionaux et sportifs de haut niveau a le mĂ©rite d’ĂȘtre clair. PubliĂ©e vendredi dernier dans le JDD, leur tribune symbolise toute l’inquiĂ©tude qui habite le mouvement sportif, Ă  un moment oĂč la considĂ©ration de l’exĂ©cutif pour le maintien d’une activitĂ© physique rĂ©guliĂšre semble faiblir. Les consĂ©quences de l’épidĂ©mie ne sont pas encore toutes connues mais des premiers indicateurs montrent bien l’ampleur des dĂ©gĂąts, notamment dans le monde amateur : licences en chute libre (de l’ordre de 20 Ă  30% pour la saison 2020-2021 au niveau national), clubs Ă  l’arrĂȘt, trĂ©soreries dans le rouge



Ce cri d’alarme, qui n'est pas le premier, veut remettre sur la table la place centrale du sport dans notre sociĂ©tĂ©. Et celui-ci trouve aujourd’hui Ă©cho auprĂšs des mĂ©decins comme des politiques.


Combattre le spectre de la sédentarité



DĂ©but dĂ©cembre, l’Observatoire national de l’activitĂ© physique et de la sĂ©dentaritĂ© (Onaps) Ă©tait l’un des premiers Ă  dĂ©gainer avec une Ă©tude sur les comportements liĂ©s Ă  l’activitĂ© physique pendant le confinement (mars-mai 2020). Sans grande surprise, elle rendait compte d’une augmentation significative du temps passĂ© devant l’écran et d’une diminution tout aussi nette de la pratique sportive - au sens large - chez les enfants et adolescents interrogĂ©s. Nul doute que le deuxiĂšme confinement et les couvre-feux successifs n’ont pas inversĂ© la tendance, au grand dam des professeurs d'Ă©ducation physique et sportive (EPS) qui sont nombreux Ă  ne pas avoir compris l'interdiction du sport en intĂ©rieur prononcĂ©e Ă  la mi-janvier.


“Ce sont des chiffres prĂ©liminaires mais ils sont catastrophiques”, explique le professeur François CarrĂ©, cardiologue au service de mĂ©decine du sport du CHU de Rennes. Pour lui, il faut communiquer davantage sur les bienfaits du maintien d’une activitĂ© physique rĂ©guliĂšre pour tous les publics, enfants comme adultes. “Cela permet de diminuer les risques de dĂ©velopper une pathologie chronique de 20 Ă  30%” prĂ©cise-t-il, sans parler d’une meilleure dĂ©fense du systĂšme immunitaire face au virus ou de l’impact du sport sur le mental et le sommeil. ProblĂšme : cette communication n’existe pas. “Le message des pouvoirs publics est un peu brouillĂ© dans le sens oĂč ils autorisent les sportifs de haut niveau Ă  pratiquer parce que c'est leur mĂ©tier alors qu'ils devraient dire Ă  tout le monde d'augmenter cette activitĂ© physique.”




Les politiques prennent le relais

La semaine derniĂšre, la sphĂšre politique s’est faite le relais de cette inquiĂ©tude mĂ©dicale. Le sĂ©nateur de l’IsĂšre Michel Savin (LR), accompagnĂ© de 73 de ses collĂšgues de la chambre haute, a adressĂ© une lettre Ă  l’attention du Premier ministre Jean Castex dans laquelle il demande un assouplissement du couvre-feu afin de favoriser la pratique sportive individuelle aprĂšs 18h.


“Pendant cette pĂ©riode que nous vivons les Français(es) n’ont pas toujours la possibilitĂ© de faire une activitĂ© physique”, prĂ©cise-t-il. "On voit qu’il y a une dĂ©rogation pour aller promener son chien, je pense que l’on peut faire en sorte d’assouplir les choses pour faire du sport. C’est une question de santĂ© physique et psychologique, notamment pour les Ă©tudiants qui suivent leurs cours toute la journĂ©e et ne peuvent pas aller se dĂ©penser.”


Le prĂ©sident du groupe “pratiques sportives et grands Ă©vĂšnements sportifs” au SĂ©nat a Ă©galement envoyĂ© une missive Ă  la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, afin d’obtenir une dĂ©rogation aprĂšs 18 heures pour les publics prioritaires, notamment ceux disposant d'une prescription mĂ©dicale (activitĂ© physique adaptĂ©e).


Reste une autre problĂ©matique pour le sport sur ordonnance : son non-remboursement par la SĂ©curitĂ© sociale
 “La seule rĂ©ponse aujourd’hui est budgĂ©taire alors que tout le monde s’accorde pour souligner l’intĂ©rĂȘt d’une telle mesure”, regrette-t-il. “Or on sait les bienfaits de l’activitĂ© physique pour notre santĂ© et on sait aussi que cela permet de diminuer la consommation de mĂ©dicaments et permet de faire des Ă©conomies Ă  la SĂ©cu.”



« Le seul moyen d’amĂ©liorer l’immunitĂ©, c’est l’activitĂ© physique »

Publié le 20 janvier 2021 / Mis à jour le 21 janvier 2021 David Savary


Mercredi 20 janvier, la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication, ainsi que la Commission des Affaires Sociales du SĂ©nat ont organisĂ© des auditions sur le thĂšme du sport et la santĂ©. L’occasion notamment pour le professeur en physiologie cardiovasculaire François CarrĂ© de rappeler les dangers de la sĂ©dentaritĂ©. Le professeur François CarrĂ©, lors de son audition au SĂ©nat le 20 janvier. Ce sont des neurologues qui le disent, « la nourriture du cerveau, c’est l’activitĂ© physique ». François CarrĂ©, cardiologue au CHU de Rennes et chercheur Ă  l’Inserm (Institut national de la santĂ© et de la recherche mĂ©dicale) ne dit pas autre chose, « si je bouge, j’ai moins de risques d’ĂȘtre touchĂ© par la Covid, et si je le suis, j’ai moins de risques de dĂ©velopper une forme grave » a-t-il dĂ©clarĂ© devant les sĂ©nateurs lors de son audition. Oui mais comment faire du sport sous un rĂ©gime de couvre-feu avec l’obligation d’ĂȘtre chez soi Ă  18h00. PrĂ©sente elle aussi au SĂ©nat, Christelle Gautier, chef de projet StratĂ©gie nationale sport et santĂ© au ministĂšre des Sports, reconnaĂźt que « la situation est complexe ». Selon elle, il s’agit de « trouver les ajustements pour veiller Ă  ce que les diffĂ©rents publics puissent poursuivre leur activitĂ© physique, que l’on soit sportif de haut niveau ou bien inscrit dans un parcours de soins justifiant d’une prescription d’activitĂ© physique adaptĂ©e ».



Du sport sur ordonnance MĂȘme si trop peu le savent, depuis la loi santĂ© de 2016, les mĂ©decins peuvent prescrire des sĂ©ances d’activitĂ© physique Ă  leurs patients. Michel Savin, sĂ©nateur de l’IsĂšre, admet que « le sport sur ordonnance peut ĂȘtre prescrit mais il n’est pas remboursĂ© et non pris en charge par la SĂ©curitĂ© Sociale ».


L’élu ne comprend d’ailleurs pas que des personnes bĂ©nĂ©ficiant d’une prescription mĂ©dicale ne puissent pas dĂ©roger au couvre-feu, « comment leur explique ». « Si l’activitĂ© physique ne remplace pas les mĂ©dicaments, François CarrĂ© explique en substance que c’est bien parce que le sport est bon pour la santĂ© que des Ă©conomies pourraient ĂȘtre faites sur notre systĂšme de santĂ© ». Les experts de l’Inserm constatent aussi qu’un mĂ©dicament est plus efficace sur un patient lorsque celui-ci bouge et fait du sport dans un cadre thĂ©rapeutique.

Et si le sport est bon pour la santĂ©, ce n’est bien sĂ»r pas qu’en mode curatif. DĂšs leur plus jeune Ăąge, les enfants doivent faire de l’activitĂ© physique. « Il faut arrĂȘter de sĂ©parer le corps et l’esprit » indique François CarrĂ©. « Les enseignants l’ignorent mais on apprend mieux Ă  lire, Ă©crire et compter lorsqu’on fait de l’activitĂ© physique » poursuit le cardiologue Ă©voquant l’importance de « redonner Ă  l’enfant l’habitude de marcher », de se dĂ©penser avec au minimum une heure d’activitĂ© par jour (chez l’adulte, l’OMS recommande entre 150 et 300 minutes de sport par semaine). Selon les statistiques, seulement 5% des enfants respectent les prĂ©conisations. InquiĂ©tant lorsqu’on sait que c’est pendant l’enfance qu’on construit son capital santĂ©. Autre donnĂ©e fournie par le chercheur qui doit nous faire rĂ©flĂ©chir, le confinement et l’absence d’activitĂ© physique ferait « baisser les capacitĂ©s cognitives de l’enfant de 40% ». Sans compter les problĂšmes de poids.

Nul doute qu’avec la crise que nous traversons, les choses ne vont pas s’amĂ©liorer de suite. NĂ©anmoins, il faut s’efforcer de bouger et s’astreindre Ă  de l’exercice physique. « Cela prĂ©vient, limite l’évolution et les complications des maladies chroniques, parfois mĂȘme ça les guĂ©rit » argumente encore le cardiologue, convaincu que « le seul moyen d’amĂ©liorer l’immunitĂ©, c’est l’exercice physique ». Il cite en exemple « la SuĂšde dont l’espĂ©rance de vie en bonne santĂ© est de 71 ans alors qu’elle n’est que de 62 ans en France, la France qui n’est pas un pays de sportif » conclut le professeur CarrĂ©.

Retrouvez ci-dessous le planning 2021 de notre coach en "sport santé" et "marche nordique" activité que vous pratiquez en "extérieur" et autorisé pendant la "Covid-19" avec aménagement des horaires "couvre feu".


Pour toute demande d'inscription,

merci de vous adresser Ă  lepaysdecolmaratheltisme@gmail.com


Admin SC

#lepaysdecolmarathletisme #esrcac #ccarouffach #cslnba #fcguebwiller


Application des décisions sanitaires depuis le 16 janvier La pratique sportive des majeurs

Dans l’espace public, la pratique auto-organisĂ©e, ainsi que celle encadrĂ©e par un club ou une association, reste possible dans le respect du couvre-feu, avec un retour au domicile Ă  18h maximum et dans la limite de 6 personnes (mĂȘme si l’activitĂ© est encadrĂ©e).

Dans les Ă©quipements sportifs de plein air, la pratique auto-organisĂ©e comme encadrĂ©e reste possible dans le respect du couvre-feu et des protocoles sanitaires (distanciation physique obligatoire et gestes barriĂšres). Si l’activitĂ© est encadrĂ©e, le seuil des 6 personnes ne s’applique pas. Dans les Ă©quipements clos et couverts, la pratique sportive des adultes reste suspendue.

Pour les publics prioritaires

Les publics prioritaires suivants : sportifs professionnels, sportifs de haut niveau et autres sportifs inscrits dans le Parcours de performance fĂ©dĂ©ral, personnes en formation universitaire ou professionnelle, personnes dĂ©tenant une prescription mĂ©dicale APA et personnes en situation de handicap reconnu par la MDPH ainsi que l’encadrement nĂ©cessaire Ă  leur pratique, conservent l’accĂšs Ă  l’ensemble des Ă©quipements sportifs (plein air et couverts). Pour ces publics, l’ouverture des vestiaires collectifs est autorisĂ©e, dans les conditions fixĂ©es par les protocoles sanitaires. Toutefois, seuls les sportifs professionnels, les sportifs de haut niveau, les publics en formation professionnelle ainsi que l’encadrement nĂ©cessaire Ă  leur pratique, seront autorisĂ©s Ă  dĂ©roger au couvre-feu dans le cadre de leurs dĂ©placements et de l’accĂšs aux Ă©quipements sportifs. (MinistĂšre chargĂ© des Sports)

Admin SC



0 commentaire
  • Facebook Social Icon
  • Instagram Social Icon
  • YouTube Social  Icon
Actualités
Connexion dirigeant
Contact
Compétitions
Clubs associés
Plan du site & Mentions légales